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Réflexion autour d'une tysane

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Réflexion autour d'une tysane

Message par Valérien Gatline le Jeu 28 Déc 2017 - 16:58

Valérien s'était réveillé en sursaut. La tête encore lourdement calé dans son oreiller, il fixait le plafond et ses fines moulures. La chambre était plongée dans une obscurité quasi-complète tandis que dans la cheminé vivotaient les dernières braises, tournant la tête il distingua vaguement la silhouette de la femme qu'il fréquentait depuis quelques temps déjà, une fille de joie qui avait plutôt bien réussit son affaire et qui sans doute réfléchissait à se caser avec le bellâtre un tiers yssois, un tiers zollernois et un tiers belondaure. Une union pareil ferait sans doute jaser bien au-delà de la cour du Palais Aragon et des murs de Castillon-Villeroy, mais Valérien sans moquait, par la force des choses il était yssois, circonstance tout à fait atténuante. Encore faudrait-il qu'il se décide à convoler.

L'hiver à Avaricum était bien plus doux et moins mordant que dans le nord, mais cela ne l'empêcha pas de sortir du lit pour aller remettre une bûche dans le feu pour le raviver, puis s'habillant une robe de chambre il descendît jusqu'à la cuisine pour se préparer une tysane. Valérien, comme son père souffrait de trouble du sommeil, il veille tard, met plusieurs heures pour s'endormir et le moindre bruit le faisait sursauter, et impossible de le sortir du lit avant dix heures du matin. Pour une personne qui avait un poste à responsabilité dans l'un des pays les plus stable du micromonde, c'était quelque peu ennuyeux. On lui avait proposer pas plus tard qu'il y a deux mois, d'assister aux cérémonies du petit et du grand lever de l'Empereur, en sa qualité de Lieutenant-Général de la Maréchaussée. Honneur et Privilège qu'il déclina pour les raisons sus-citées. La tysane l'aidait dans sa quête d'un sommeil trop rarement réparateur. Valérien se demandait bien comment le commun des mortels faisait.

L'infusion prête, il retourna à sa chambre, le feu crépitait, sa chaleur et sa lumière rayonnait dans la chambre. Valérien s'en retourna à son lit, s'asseyant sur le rebords, réchauffant ses main avec la tasse chaude et buvant son breuvage par petite gorgée. Un instant idéal pour la réflexion, le regard fixé droit devant lui sur rien de particulier, à part peut-être son bureau, véritable bordel miniature ou traînait pêle-mêle rapport de police, requêtes survolés et réponse à peines esquissés, plusieurs numéros du Mercure Galant et courrier en retard. La situation micromondiale donnait à réfléchir. Quand ça n'est pas dans le sud c'est dans le nord qu'il y a quelque chose de grave. A croire qu'une guerre civile répond à une autre. Voilà ce qu'on gagne à donner un quelconque pouvoir au peuple. C'en était lassant. Et les nouvelles qui parvenait de Talamanca sur le sujet faisait l'objet de moult pamphlets à l'encontre de l'institution (l'on parlait même d'Organisation des Neuneus de l'Archipel). Le souvenir de quelques textes faisait sourire Valérien. Encore que pour ceux qui s'intéressent de près aux débats de l'O.N.A. il n'est guère besoin de lire des vers inflammatoires. La lecture des comptes-rendus suffit amplement à cet effet.

Il but une nouvelle gorgée de sa tysane, l'effet tardait comme toujours à se faire sentir, comme à l'accoutumée. Valérien tendit la main vers sa table de nuit et la montre à gousset qui s'y trouvait : cinq heures du matin. Il grogna, bien trop tôt pour le petit-lever de l'Empereur et le temps qu'il se rendorme, il n'aurait en tout que deux malheureuses heures de sommeil. De quoi rendre fou une personne normale. Mais Valérien Gatline, fils d'Edorel Gatline de Mytilène n'était en rien une personne normale. Il allait y survivre, comme à bien d'autres choses avant et après cette épisode négligeable de sa vie. Fixant toujours son bureau, il se souvint qu'il n'avait pas reçu de nouvelles d'Ys depuis deux semaines. C'était prévisible, depuis l'été dernier une sorte de misyssime viscérale s'était emparé du reste du micromonde et des pays comme Avaricum ou Ostaria sans être directement visé étaient très mal vus par les étrangers (qui s'y faisaient rare). Quant à Ys, personne encore n'avait osé de confrontation direct, mais plus aucun navire yssois ne voguait sans escorte armée. Peut-être le navire qui acheminait le courrier à destination d'Avaricum avait été retardé par quelques corsaires ou pirates à la solde de certains états, qu'une couardise salvatrice empêchait de se jeter vers un destin aussi funeste que peu glorieux. Quoi qu'il en fut peu d'entre-eux encore atteignait la maîtrise des mers tel qu'Ys la conçoit, et les yssois prêtaient peu d'attention aux commérages.

Valérien trouvait dommage au final que l'Empereur ne s'intéresse pas plus aux événements hors d'Avaricum. Et encore que l'on sait gré le micromonde de ne guère se soucier d'Avaricum, le champ d'intérêt de l'Empereur se limitait à ses territoires et a ses voisins directs. Certes les opportunités ne manquaient pas au pays, il y avait encore bien des choses à faire, et en dehors de l'instabilité propre à la Centurye, le continent nord de l'Archipel, le micromonde était d'un ennuie mortelle. Sans doute mieux ainsi, manquerait plus qu'une énième crise se déclenche pour un petit rien dans le proche voisinage d'Avaricum. Lorsqu'il eut finit sa tysane et se remit au lit, Valérien resta pensif un bon moment, en dehors de son office à la tête de la Maréchaussée, il n'avait pas grand chose à faire. A se demander si il n'avait pas été placé là juste parce qu'il s’appelait Gatline. Même l'affaire de l'assassinat de l'exarque de Kazar-Tonnerre avait été classé sans suite. Peu d'éléments probant avait-on avancé à l'époque. Pas de quoi fouettait un chat, les gendarmes s'occupaient surtout de bagarres et d'ivrognes, ce n'était pas comme si les turcoses allaient de nouveau débarquer et faire une razzia comme à l'époque. Puis sans crier gare, alors qu'il sentait enfin le sommeil venir, après avoir tourné-viré une heure dans son lit, l'inspiration lui vint. Il allait s'offrir une promenade dans les jardins du Palais Aragon, avec un peu de chance, il tomberait sur l'Empereur.
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